LE LAZIM

A. Le Lazim du matin
– Le temps préférable (Ikhtiyari) : Après Salat Soubh et jusqu’à la période précédent le zénith (Douha El A’la).
– Le temps de nécessité : Jusqu’au coucher du soleil (Ghouroub).
B. Le Lazim du soir
– Le temps préférable : Après Salat ‘Asr jusqu’à celle du ‘Icha.
– Le temps de nécessité : Jusqu’au Fajr

LES PILIERS :
• Etre en état de pureté et s’assoir comme en prière, se diriger vers la qibla et procéder comme suit:
• Réciter la formule de persévération contre Satan le maudit :
Aozou bilai mina châtain rajîme »
(Je cherche refuge auprès de Dieu contre Satan le maudit) (1);
• Apres Fatiha, La formule de demande de pardon « Astaghfiroullah » 100 fois
• La formule de prière sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) 100 foi
Il est un devoir de clôturer avec :
Soubbhâna rabbika rabbil izzati ammâ yaçifoûna. Wa salâmoun alal moursâlina wal hamdou lilâhi rabil âlamîn. (Louange à Dieu, le Puissant, accorde Ton Salut aux Envoyés, Gloire à Dieu ! Seigneur des mondes).
• La proclamation de l’Unicité par la parole : « Lê ilêha ila llah » 100 fois
• Clôturer par :
Ina lâha wa malâ-ikatahou youçaloûna alâ nabiyi. Yâ ayouhâl lazina âmanoû çaloû alaïhi wa salimoû taslimane. Çalâ lâhou ta âlâ alaïhi wa alâ alihi wa çah-bihi wa salama taslîmâ, Soubbhâna rabbika rabbil izzati ammâ yaçifoûna. Wa salâmoun alal moursâlina wal hamdou lilâhi rabil âlamîn.
Traduction: (Certes Dieu et ses Anges bénissent le Prophète et Lui accordent le Salut ; O vous qui croyez, priez sur lui et adressez lui vos salutations. Que Dieu le Très Haut le bénisse et bénisse sa famille, ses compagnons et les salue, Louange à Dieu, le Puissant, accorde Ton Salut aux Envoyés, Gloire à Dieu ! Seigneur des mondes).

LE WAZIFA

La Wadhifa n’est obligatoire qu’une fois par jour et méritoire deux fois par jour.
Si elle est accomplie deux fois par jour, elle a les mêmes temps d’accomplissements que le Lazim pour le matin et le soir.
Si elle n’est accomplie qu’une fois par jour, alors son temps va du ‘Asr d’un jour jusqu’au ‘Asr de l’autre jour, et son temps de nécessité s’étend jusqu’au Maghreb de cet autre jour, et le meilleur moment pour l’accomplir dans ce cas est de le faire après le Maghreb.
C’est ainsi qu’agissait Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) à la fin de sa vie.

LES PILIERS :
Etre en état de pureté et s’assoir comme en prière, se diriger vers la qibla et procéder comme suit:
A. Apres Fatiha, La formule de demande de pardon suivante.
« Astaghfiroullah El ‘Adhim aladhi lê ilêha ilê Houwa-l-Hayyou-l-Qayyoum » 30 fois.
B. La prière sur le Prophète swa avec la Salat Fatihi 50 fois.
Il est un devoir de clôturer avec :
Soubbhâna rabbika rabbil izzati ammâ yaçifoûna. Wa salâmoun alal moursâlina wal hamdou lilâhi rabil âlamîn.
C. La proclamation de l’Unicité par la parole :
« Lê ilêha ila llah » 100 fois.
Il est un devoir de clôturer le 100ème grain par la formule :
« Mouhamadou rassoulou-llah ‘alaîhi sallamoullah ».
D. La prière sur le Prophète swa appelée Djaouharatou-lKamel : 12 fois.
Elle ne peut être récitée que si toutes les conditions à sa lecture sont réunies (voir à la suite les conditions de validité).
Si ce n’est pas le cas, alors on doit remplacer sa récitation par celle de 20 Salat Fatihi.
Il est un devoir de clôturer avec :
Ina lâha wa malâ-ikatahou youçaloûna alâ nabiyi. Yâ ayouhâl lazina âmanoû çaloû alaïhi wa salimoû taslimane. Çalâ lâhou ta âlâ alaïhi wa alâ alihi wa çah-bihi wa salama taslîmâ, Soubbhâna rabbika rabbil izzati ammâ yaçifoûna. Wa salâmoun alal moursâlina wal hamdou lilâhi rabil âlamîn.

LE ZIKR ALDJOUMA

1. Le pilier :
La proclamation de l’Unicité par la parole : « Lê ilêha ila llah ». Il est un devoir de clôturer le dernier grain par la formule « Mouhamadou rassoulou llah ‘alaîhi sallamoullah ». Il est possible de la réciter de la prière du ‘Asr jusqu’au coucher du soleil sans nombre précis ou d’attendre une heure et demie environ avant le Maghreb pour la débuter jusqu’à atteindre ce moment ou encore de le faire selon un nombre précis qui n’est pas inférieur à 1000 fois jusqu’à plus.
Il est à noter aussi que certains savants tel Cheikh Omar Foutiyou (qu’Allah l’agrée) dans son Rimah ainsi que Hajj Hassan Ba’qili dans son Ira-at, précisent qu’il est possible d’évoquer aussi avec le Ismou Moufrad « Allah » soit en duo avec la parole « Lê ilêha ila llah », soit seul sans cette parole. Cependant, du vivant de Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) ce ne fut que la parole « Lê ilêha ila llah » qui fut évoquée jusqu’à sa mort et c’est ce qui est toujours accompli dans la noble Zaouiya de Fès ainsi qu’à ‘Aïn Madhi.
Remarque :
– Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a écrit à Sidi Ibrahim Riyahi (qu’Allah l’agrée) lui autorisant à réciter jusqu’à 2000 fois la Heïlala. Ce chiffre lui est particulier. Les gens de Fès accomplissaient 1000 fois la Heïlala jusqu’à nos jours.
Le célèbre fqih Kensoussi (qu’Allah l’agrée) a dit :
« Celui qui récite moins de mille fois serait comparable à celui qui fait la prière du Dhor en trois rak’at, alors qu’elle est de quatre ».
2. Les formules méritoires :
Certains compagnons débutaient le Heïlala par :
– La formule de refuge contre Chaïtan puis la Fatiha.
– Puis 1 ou 3 fois la demande de pardon avec la formule de la Wadhifa.
– Puis 1 ou 3 fois Salat Fatihi.
Ensuite, ils enchaînaient par la formule de clôture puis ils débutaient la récitation du pilier, car conformément aux dires de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) le ‘Asrou est construite selon la règle utilisée par la Khalwatiya dans leur oraison qui la débute et la clôture avec le Qoran. De même le ‘Asrou était accompli conformément aux règles pratiquées dans la Khalwatiya tel le balancement du corps suivant le rythme de l’évocation ainsi que le fait de se lever en l’accomplissant debout, et ceci, du vivant de Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) comme après sa mort par ses compagnons.
Puis, devant l’excès des innovations qui vît le jour en pleine assemblée, Sidi Mohamed El Kebir (alors Khalife mondial) et son frère Sidi Mahmoud, tous deux petits-enfants de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret), envoyèrent une lettre aux gens de Fès leur ordonnant d’abandonner la règle de se conformer aux pratiques de la Khalwatiya et de se contenter de réciter à la suite la Heïlala. C’est ainsi qu’est désormais pratiqué le ‘Asrou à Fès comme à ‘Aïn Madhi et ailleurs.
La clôture peut s’accomplir comme suit : – La formule de refuge contre Chaïtan puis la Fatiha.
– Puis 1 ou 3 fois Salat Fatihi et on rajoute le verset
« Inna Allaha wa malaïkatahou […] ».
On clôture par la prière sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ainsi que les derniers versets de la Sourate Saffat :
« Soubhana rabbika rabbil ‘izzati […] ». (Il existe des variantes).
Par rapport au mérite du dernier verset de la sourate Saffat (que l’on récite pour clôturer les oraisons) il est rapporté de ‘Ali ibn Abi Taleb (qu’Allah l’agrée) qu’il a dit :
« Celui qui veut rassembler tout le poids de ses œuvres dans la balance le Jour du jugement, que ses dernières paroles soient, lorsqu’il se lève d’une assemblée :
« Gloire à ton Seigneur, le Seigneur de la puissance. Il est au-dessus de ce qu’ils décrivent ! {180} Et la paix sur les Messagers, {181} et louange à Allah, Seigneur de l’univers ! {182} » (Sourate 37 Les rangées, versets 180 à 182) ».
– Les devoirs et les actes préférables sont les mêmes que pour la Wadhifa.
Concernant la pose du drap durant l’accomplissement du ‘Asrou cela ne se faisait pas du vivant de Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) comme l’a stipulé Cheikh Idriss El Iraqi, mais il est posé à ‘Aïn Madhi du début à la fin.
– Le rattrapage lorsqu’on arrive en retard pour la récitation en groupe du ‘Asrou :
Lorsqu’on arrive en retard pour le ‘Asrou on récite, avant de rejoindre le groupe dans leur récitation : Fatiha + « Astaghfiroullah el ‘Adhim alladhi lê ilêha ila Houwa el Hayyou-l-Qayyoum » (1 ou 3 fois) + Salatou Fatihi (1 ou 3 fois) puis la formule de clôture « Inna Allaha wal malaïkatahou […] » ensuite, on récite avec eux.